Chandelier

Pleinement inspirée par l’univers du morceau Chandelier de la chanteuse Sia, j’ai souhaité revisiter sa création en me basant d’avantage sur le sens des paroles. En scène sept danseuses interprètent l’histoire d’une génération qui ne veut pas voir et décide de boire. Boire pour vivre l’ivresse de l’oubli et se faire rattraper par la réalité.

Obsession

Parce-qu’elle est fréquente, tantôt fondée tantôt absurde elle submerge, s’impose et persiste, se décuple. Elle peut être intense, douloureuse, virulante, violente ou juste acceptée et vécue sereinement.
Je suis une et elles sont moi.

DPS

Dépression. N’est-ce pas un mot que l’on banalise? Que l’on ne pèse pas suffisamment avant usage? En métaphore à tout va?
N’est-elle pas sous-estimée ? N’est-elle pas un SOS ? Un appel au secours? Un cri du cœur qui vous consume jusqu’aux tripes? Jusqu’au plus profond de vous-même? Un appel au changement, un appel au mieux, un appel à la reconnaissance, un appel à l’amour profond, pur et sincère, un amour dépourvu d’intérêt ? Un appel au retour à l’essentiel ?

Dépression ne serait pas synonyme de « Vas-y prend le ce virage n’est pas peur  » « N’est pas peur du changement  »  » N’est pas peur d’assumer tes envies et tes besoins » « N’est pas peur d’être toi-même »? Ou tout simplement un besoin viral de prendre soin de soi avant tout?
Elle est pleine de contradiction. Entre besoin vital de se renfermer, de se cacher, de s’isoler, avec un sentiment de honte, de méprise envers soi ne trouvant finalement de la force que pour rejeter l’autre… Les pensées fusionnent tellement, le doute, la peur, l’incompréhension. L’opposition entre la raison et le cœur. La négativité qui prend plus de place qu’elle ne devrait pour rentrer dans une spirale infernale et ne plus arriver à en sortir.

Et puis, la dépression ne viendrait-elle pas d’une robotisation de l’humain ? De la déshumanisation que l’on installe dans nos vie ? De notre manière d’interagir ? D’un manque d’humanité dans son quotidien ? Dans son travail ? Dans l’égarement de certains objectifs que l’on se donne ?

La science a prouvé que l’enfant se construit grâce à l’amour que lui porte sa mère, et surtout grâce aux câlins…

Pourquoi préfère-t-on se parler à travers des écrans ? Passer à la caisse automatique plutôt que de parler et d’échanger avec un humain ? Le pouvoir d’un sourire, la chaleur d’une voix, la bienveillance d’un regard qui nourrit l’âme est aujourd’hui tellement sous-estimé.
A quel moment sort-on la tête de l’eau? Ne serait-ce pas finalement grâce à l’autre?